Combien de temps pour en vivre ?
C'est la question que tout le monde pose et à laquelle aucune réponse chiffrée n'est sérieuse. Voici pourquoi, et ce qu'on peut dire à la place.
Pourquoi aucun délai n'est honnête
Parce que le résultat dépend de quatre variables qui n'ont rien à voir entre elles.
Le temps que tu y consacres. Entre cinq heures et quarante heures par semaine, ce n'est pas le même métier.
La mission que tu trouves. Une offre à six mille euros avec vingt rendez-vous par semaine, ou une offre à mille euros avec trois rendez-vous : le même closer obtient des résultats dix fois différents.
Ton point de départ. Quelqu'un qui vient de la vente franchit en deux mois ce que quelqu'un qui n'a jamais vendu franchira en six.
Ta capacité à encaisser. C'est la variable qu'on oublie, et c'est souvent la décisive. Voir dix personnes refuser d'affilée n'a pas le même effet sur tout le monde.
Quand une publicité annonce « 5 000 € par mois en 90 jours », elle prend la meilleure combinaison possible et la présente comme la normale.
Les quatre étapes, dans l'ordre
Étape 1 : comprendre le métier
Savoir ce qu'est un appel de vente, connaître la structure, avoir lu et écouté. Quelques semaines, en parallèle d'autre chose.
Étape 2 : décrocher une mission
C'est le vrai mur, et il n'a rien à voir avec ta technique. Il dépend du nombre de structures que tu contactes. Quelqu'un qui écrit à quarante entreprises par semaine trouve plus vite que quelqu'un qui en contacte cinq.
Rafael parle d'environ six semaines entre son inscription et sa première mission. La méthode est détaillée ici.
Étape 3 : les premières ventes
Une fois en mission, tu passes des appels. Les premiers sont mauvais, c'est normal. La première vente arrive quand elle arrive.
Étape 4 : la régularité
C'est l'étape qui sépare « j'ai fait une vente » de « je vis de ce métier ». Elle demande un taux de closing stable et un agenda rempli chaque semaine.
C'est aussi la plus longue, et personne n'en parle parce qu'elle n'est pas spectaculaire.
Ce que disent les parcours publiés ici
Je ne peux pas te donner de moyenne, elle ne voudrait rien dire. Je peux te donner des cas précis.
Antoine était déjà closer : trente jours pour passer de 18 % à 36 %. Jules et Jean parlent de deux mois. Élodie a quitté son CDI après environ quatre mois. Baptiste après cinq.
Ce sont des résultats individuels, obtenus avec le travail de chacun. Ni une moyenne, ni une promesse. Tu peux voir tous les parcours ici.
Ce qui raccourcit le délai
- Contacter beaucoup de structures, pas quelques-unes
- Choisir une offre à prix élevé plutôt qu'une offre bon marché
- Vérifier le nombre de rendez-vous garantis avant d'accepter une mission
- Réécouter systématiquement ses appels, seul ou accompagné
- Garder son emploi au départ, pour ne pas avoir besoin de vendre
Ce qui l'allonge
- Attendre d'être prêt avant de passer le premier appel
- Accepter une mission sans agenda garanti
- Consommer du contenu au lieu de passer des appels
- Changer de méthode toutes les deux semaines
- Démissionner trop tôt, et se mettre le dos au mur
Le dernier point est le plus cruel. Plus tu as besoin de la vente, moins tu la fais : ça s'entend au téléphone. Le sujet est traité ici.
La bonne question
« Combien de temps » suppose qu'il existe une ligne d'arrivée et un compteur qui tourne tout seul.
La vraie question est : combien d'appels es-tu prêt à passer avant que ça ne devienne intéressant ? Parce que c'est ça, la variable. Pas le calendrier.
Ceux qui y arrivent ne sont pas ceux qui ont été les plus rapides. Ce sont ceux qui étaient encore là au sixième mois.
Questions fréquentes
Peut-on vivre du closing en six mois ?
Certains y arrivent, d'autres non, et les deux situations sont normales. Le facteur déterminant est le nombre d'appels réellement passés, pas le nombre de mois écoulés.
Faut-il un revenu de côté pour commencer ?
C'est vivement conseillé. Commencer en gardant un emploi ou avec quelques mois d'avance de trésorerie évite le piège du besoin de vendre, qui abîme les appels.
Que faire si rien n'arrive au bout de trois mois ?
Avant de conclure que le métier ne marche pas, vérifie trois choses : le prix de l'offre que tu vends, le nombre de rendez-vous réellement dans ton agenda, et si tu réécoutes tes appels. L'un des trois est presque toujours en cause.
À lire ensuite
Premier appel de vente : quoi dire et quoi éviter
Les cinq premières minutes décident du reste. Voici comment ouvrir, quoi demander, et les quatre réflexes qui plombent les appels de débutants.
Lire l'articleLes outils d'un closer : ce qui sert vraiment
Visio, agenda, CRM, enregistrement, paiement : voici l'équipement réel d'un closer indépendant, et ce dont tu n'as pas besoin au départ.
Lire l'articleTu peux continuer à lire. Ou commencer.
Ceux qui vivent du closing aujourd'hui ont tous passé un premier appel raté. La différence, c'est qu'ils l'ont passé.
Chez HFS, on forme les closers un par un. Leurs vrais appels, leurs vrais prospects, leurs vrais blocages. Pas une bibliothèque de vidéos.