Du chantier au closing : l'histoire de Mathis Migneret
Comment un auto-entrepreneur du bâtiment est devenu closer, puis Head of Sales, puis fondateur d'une école de closing.
Avant le closing
Avant de devenir closer, j'étais auto-entrepreneur sur les chantiers. Peu d'études, des jobs ingrats, pas mal de galères. Je sentais que je valais mieux que ça. Mais je ne voyais pas la sortie.
Le déclic
Mon corps a commencé à lâcher, petit à petit. Je n'avais pas envie de passer ma vie à l'user pour un salaire.
Les commerciaux, eux, bossaient à la clim l'été et au chauffage l'hiver. Et ils gagnaient bien leur vie. Je voulais faire ce métier. En creusant la vente, je suis tombé sur le closing.
Mes débuts de closer
J'ai commencé comme closer dans une des plus grosses boîtes du secteur en France. J'y suis resté six mois. Premier mois : zéro vente.
Je me suis vraiment demandé si j'avais fait la plus grosse erreur de ma vie en quittant tout.
Premier sur plus de 70 closers
Aux 5e et 6e mois, j'ai fini premier sur plus de 70 closers. J'étais fier du classement. Et encore plus de la personne que j'étais en train de devenir.
Comment je me suis formé au closing
Au début, j'ai copié ce que je voyais sur les réseaux. Ça ne marchait pas, et je ne me reconnaissais pas dedans.
Alors j'ai bossé seul. Pendant six mois, tous les soirs, je lisais des livres, j'écoutais des podcasts et des interviews, je lisais des études. Je choisissais ce que j'allais tester le lendemain en appel. Ce qui marchait, je le gardais. Le reste, je le laissais tomber.
Ma méthode de vente vient de là : de mes propres appels, pas d'une formation.
Quelques mois après être devenu Head of Sales, j'ai suivi le coaching de Josh Lyons, closer américain. Je voulais compléter mes compétences et aller plus loin dans la vente transformationnelle.
« On vend mieux en étant soi-même qu'en copiant des techniques. »
Ma conviction depuis mes débuts.Head of Sales pour une dizaine d'entrepreneurs
Mes résultats m'ont amené à devenir Head of Sales. J'ai monté et dirigé des équipes de vente pour une dizaine d'entrepreneurs, sur des marchés différents.
Mon job : recruter des closers, les former, les suivre au quotidien et faire monter leur taux de closing.
En tout, j'ai formé des centaines de closers dans ces équipes. Et j'ai vu la même chose à chaque fois. La technique aide, mais ceux qui percent sont ceux qui changent leur façon de voir la vente.
Ce que je fais aujourd'hui
J'ai 27 ans. Je vis un peu partout dans le monde, surtout en Asie.
J'ai fondé Human First Selling, mon école de closing, où j'enseigne le closing émotionnel. J'ai accompagné des centaines d'élèves. Certains n'avaient jamais vendu. D'autres étaient déjà closers et voulaient passer un cap.
Et j'ai écrit La vente émotionnelle, pour mettre noir sur blanc tout ce que j'ai appris.
Ce métier m'a apporté bien plus que de l'argent. Il m'a donné une passion : aider les autres à changer de vie, comme j'ai changé la mienne.
Transformer des vies grâce au closing
Le closing m'a sorti du chantier. Il m'a donné un métier, de la liberté et une vraie passion.
Aujourd'hui, je veux faire la même chose pour les autres : transformer des vies grâce au closing, comme il a transformé la mienne.